Apparue en France il y a une dizaine d'années, la
technique du ganglion sentinelle a grandement
amélioré la chirurgie du cancer du sein.
Son
objectif: préserver au maximum les ganglions.
Le
ganglion sentinelle est en effet le premier des
ganglions de la chaîne ganglionnaire située au
niveau des aisselles.
C'est lui qui est touché en
premier en cas de migration des cellules cancéreuses
du sein par les voies lymphatiques. Le chirurgien
cherche d'abord à le localiser.
Pour cela, la
première technique utilisée est la lymphoscintigraphie. Elle consiste à injecter une
molécule radioactive dans les voies lymphatiques,
laquelle rejoint le ganglion. Un appareil de
scintigraphie permet un premier repérage quelques
heures avant l'opération. Un deuxième repérage a
lieu pendant l'opération grâce à une sonde de
détection, qui « bipe» à l'approche du ganglion
radioactif.
Une deuxième technique, utilisée en
parallèle pendant l'opération, consiste à injecter
dans les voies lymphatiques un colorant de couleur
bleue, qui rejoint également le ganglion. Ce sont
ces deux procédés, sonore et visuel, qui permettent
au chirurgien de le localiser.
Une fois localisé, le ganglion est prélevé puis
envoyé au service d'anatomopathologie pour être
analysé immédiatement. Pendant ce temps, le
chirurgien pratique une deuxième incision pour
enlever la tumeur au sein.
Moins d'une demi-heure
plus tard, les résultats de l'analyse sont
communiqués par téléphone au chirurgien. Si le
ganglion contient des cellules cancéreuses, alors
tous les ganglions de la chaîne ganglionnaire sont
retirés.
S'il n'en contient pas, alors les autres
ganglions peuvent être préservés.

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