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2017_6_25_Cancers du sein et aberrations génomiques : Avancée considérable dans la connaissance de la maladie (A. Puisieux et al.)

L’équipe de recherche dirigée par le Pr Alain Puisieux au Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL), intitulée « EMT et plasticité de la cellule cancéreuse », a publié le mois dernier un article scientifique dans le journal américain prestigieux « Nature Medicine ». Cet article, qui repose sur plus de trois ans de travaux de l’équipe, donne une explication à la très grande diversité des cancers du sein.

Les cancers du sein sont les cancers les plus fréquents chez la femme et constituent la première cause de décès féminins par cancer, avec près de 12,000 décès chaque année.
Il est maintenant connu qu’ils constituent une grande famille de pathologies présentant des caractéristiques biologiques et cliniques très diverses.
Cette diversité rend indispensable une classification très précise, afin de choisir la thérapeutique la plus adaptée à chaque patiente.

Parmi ces tumeurs, les cancers du sein dits « triple-négatifs », désignés ainsi du fait de l’absence d’expression des récepteurs aux œstrogènes et à la progestérone et de l’absence d’un événement moléculaire particulier appelé HER2/ErbB2, sont connus pour être des lésions agressives nécessitant une prise en charge thérapeutique appropriée.

Cependant, même dans ce sous-groupe de cancers du sein, la décision de prise en charge est rendue complexe par leur grande hétérogénéité.

Les travaux de recherche fondamentale de l’équipe dirigée par Alain Puisieux ont permis de montrer que cette diversité provenait des caractéristiques de la cellule d’origine du cancer.

Le tissu mammaire est en effet constitué de différents types cellulaires, dont des cellules dites épithéliales qui constituent les lobules et les canaux, appelés canaux galactophores, impliqués dans la fabrication et la sécrétion du lait.
Cette architecture se construit et évolue tout au long de la vie, du stade embryonnaire à la ménopause, sous l'influence des hormones (œstrogènes et progestérone) et d'un certain nombre de facteurs de croissance.

Du fait de cette évolution, le nombre des cellules en différenciation et en croissance est plus important que dans tout autre organe. Les lobules et les canaux sont donc constitués de nombreuses cellules épithéliales différenciées, présentant une fonction primordiale pour la fabrication et pour l’acheminement du lait pendant la lactation, et de cellules indifférenciées, appelées cellules progénitrices ou, pour les plus immatures, cellules souches.
Ces cellules souches, à l’image de celles trouvées dans la moelle osseuse en charge de générer les cellules sanguines, sont capables de former toutes les cellules épithéliales du tissu mammaire.

Il est maintenant connu que la majorité des cancers du sein provient de la transformation maligne d’une cellule épithéliale constituant les canaux galactophores.

L’article publié récemment montre que les caractéristiques cliniques et biologiques d’un cancer du sein sont dépendantes de l’état de différenciation de cette cellule épithéliale. En effet, les cellules souches et les cellules différenciées répondent différemment à un événement poussant la cellule vers une prolifération anormale (processus initiateur du développement tumoral).

Alors que les cellules différenciées vont rapidement subir des stress importants qui vont conduire à l’activation de processus de protection, les cellules souches sont capables de supporter cet événement et vont rapidement initier un processus de transformation maligne.
Cette différence de comportement va conduire à des évolutions distinctes, la transformation des cellules différenciées nécessitant l’inactivation ultérieure des processus de protection et la survenue d’un grand nombre d’anomalies additionnelles, alors que la transformation des cellules souches ne fera appel qu’à un nombre restreint d’événements.

Bien que de type « cancers du sein triple-négatifs », l’initiation et l’évolution de ces cancers seront donc très différents, nécessitant de bien les caractériser au diagnostic.

Les travaux actuels de l’équipe d’Alain Puisieux ont pour objectifs d’améliorer cette caractérisation et de développer des approches permettant d’empêcher le développement des tumeurs dérivées des cellules souches et de prévenir leur évolution.

D'après "A stemness-related ZEB1-MSRB3 axis governs cellular pliancy and breast cancer genome stability", article paru dans Nature Medicine Volume 23 Number 5 May 2017

   

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Professeur Alain PUISIEUX
directeur du Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (C.R.C.L.)