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2013_03_Ablation du colon en ambulatoire : une première européenne à Lyon

 
Le patient est rentré chez lui après une hospitalisation de moins de douze heures, grâce à l'optimisation de chaque étape de la prise en charge.
Subir une ablation du côlon le matin et être chez soi le soir ?
« Franchement, quand on me l'a annoncé, j'étais sceptique », raconte Alain, premier patient français et certainement européen à bénéficier de cette prise en charge, il y a trois semaines, à la clinique de la Sauvegarde (Lyon 9").
Entré à 8 heures, il est parti à 19, sept heures après sa sortie de la salle de réveil.
 
« C'est la forme la plus aboutie de la récupération rapide après chirurgie (RRAC) », estime le Dr Benoît Gignoux, le chirurgien qui l'a opéré.

Programme phare du groupe suédois Capio, la RRAC consiste à « réduire au maximum les effets délétères de l'intervention afin de permettre au patient de récupérer plus vite ses capacités ».
Pour cela, les soignants utilisent les « derniers faits scientifiques validés » pour
« optimiser » chaque étape et « coachent » le patient, « acteur »de sa prise en charge.

Dans la méthode traditionnelle de la colectomie, le malade est hospitalisé la veille, laissé à jeun 12 heures, le côlon est vidé et, après l'opération, des sondes urinaires et gastriques sont installées.

« Nous avons une autre façon de voir les choses. On regarde si chaque étape est nécessaire, souvent elle ne l'est pas. En ambulatoire, on essaie d'anticiper, alors qu'en traditionnel, on regarde ce qui se passe après », résume Benoît Gignoux.

« Il faut revenir sur les dogmes chirurgicaux »

À la Sauvegarde, pour une colectomie, le patient est soumis à un « jeûne moderne » : six heures sans repas et un liquide sucré est donné deux heures avant l'intervention.

« On ne fait qu'appliquer les recommandations : le côlon n'a pas besoin d'être vide et boire un liquide clair limite les nausées et les vomissements qui représentent un tiers des échecs en ambulatoire », explique l'anesthésiste, le Dr Thomas Lanz.

La douleur est aussi anticipée : du paracétamol est donné en prévention. Lors de l'opération, des molécules à action courte et rapide remplacent la morphine, source de nausées, vomissements et de ralentissement du transit.
Des produits anesthésiants sont injectés dans la cavité abdominale pendant l'intervention sous coelioscopie afin d'éviter les douleurs dues au gaz.

En postopératoire, Alain a reçu des analgésiques en comprimés. Aucun drain, perfusion ou sonde n'a été installé. « Le drain peut être douloureux, les sondes favorisent les infections. Il faut revenir sur les dogmes chirurgicaux ! Les bénéfices de la récupération rapide ont été démontrés : ils réduisent de 50 % les complications post-opératoires », souligne le Dr Gignoux.

Après le retour à domicile, une infirmière de la clinique appelle chaque jour le patient—
« ils adorent, ça les stimule », selon le Dr Gignoux.
La colectomie nécessitant une surveillance spécifique, la Sauvegarde a passé un partenariat avec une société dont les infirmières libérales sont spécifiquement formées ; elles rendent compte par mail au chirurgien après chaque visite à domicile des patients opérés.

Prochain défi pour les médecins de la Sauvegarde, réaliser des by-pass en ambulatoire. En attendant, l'équipe présentera sa première à l'Académie de chirurgie le 20 mars et le directeur de l'établissement, Fabrice Hardouin, espère une évolution de la tarification favorisant ces séjours très courts.

Sylvie Montaron. Le Progrès 17 mars 2013

   

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Docteur Benoît GIGNOUX