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2010_12 . Cancer du col de l'utérus : vers un dépistage organisé gratuit ?
Le Progrès 16 novembre 2010

Cancer du col de l'utérus :vers un dépistage organisé et gratuit?
Après les dépistages généralisés des cancer du sein et du colon, celui du col de l'utérus pourrait lui aussi devenir systématique.
Objectif : enrayer cette maladie qui touche 3000 femmes par an.

Après le cancer du sein et le cancer colorectal, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande aux pouvoirs publics une organisation nationale du dépistage du cancer du col de l'utérus, qui touche chaque année en France 3 000 nouvelles femmes et en tue plus de 1 000.
« Toutes les femmes de 25 à 65 ans doivent avoir un frottis tous les 3 ans », a déclaré lundi à la presse Cédric Grouchka, membre du Collège de la HAS. Soit 17,5 millions de femmes concernées.

« C'est un cancer dont on peut changer l'histoire »

Le cancer du col de l'utérus est majoritairement d'origine virale et touche la femme jeune, avec un pic à 40 ans.

C'est un cancer d'évolution lente, « dont on peut changer l'histoire », a souligné le président de l'INCa, l'Institut national du cancer, Dominique Maraninchi.

Le frottis cervico-utérin consiste à prélever, lors d'un examen gynécologique, des cellules du col de l'utérus qui sont ensuite analysées en laboratoire.
Il permet de détecter les lésions précancéreuses et cancéreuses.
Plus de 6 millions de frottis sont effectués chaque année dans le cadre du dépistage individuel, réalisé essentiellement par des gynécologues, mais aussi des généralistes et des sages-femmes.
La HAS recommande de s'appuyer sur ce « socle » existant, mais « de passer à une vitesse supérieure », le dépistage spontané ayant« atteint ses limites ». Le taux de dépistage du cancer du col de l'utérus « stagne » sous la barre des 60 %, alors que la loi de santé publique fixe un objectif de 80 %.

« L'offre de prélèvement est très insuffisante en France », a déclaré Stéphanie Barré (HAS). La HAS recommande « une implication plus forte des généralistes » et autres structures existantes (laboratoires de biologie médicale, PMI...), ainsi qu'un élargissement aux infirmiers (ères).
Elle pointe également, dans le dépistage individuel, « des disparités géographiques et socio-économiques importantes » et « des inégalités dans la qualité du frottis ». « 50 % des femmes qui devraient être dépistées ne le sont pas, alors que 40 % le sont trop », a souligné le Dr Grouchka.

La HAS recommande, pour toutes les femmes de la population cible n'ayant pas été dépistées dans les 3 années précédentes, l'envoi d'un courrier personnalisé les incitant à le faire. Pour les plus défavorisées, elle préconise une réflexion sur la gratuité des tests. La HAS insiste sur la nécessité d'une « amélioration de la qualité du dépistage » et rappelle qu'un surdépistage avec « des interventions inutiles » comporte des risques pour les futures grossesses (prématurité). Le dépistage organisé du cancer du col de l'utérus est déjà expérimenté dans 13 départements. L' Alsace, avec ses deux départements pilote, affiche un taux de couverture de 86 %.

Deux cancers font aujourd'hui l'objet d'un dépistage organisé et gratuit en France, le cancer du sein (le dépistage est offert à toutes les femmes de 50 à 74 ans depuis 2004), et le cancer colorectal (dépistage généralisé depuis 2008 pour les hommes et les femmes de 50 à 74 ans).

La vaccination chez les jeunes femmes est efficace:

Deux vaccins ciblant les types de papillomavirus impliqués dans 70 % des cancers du col de l'utérus sont en effet disponibles en France (Gardasil® de Sanofi Pasteur MSD et Cervarix® de GlaxoSmithKline).
Ils s'adressent aux adolescentes et jeunes femmes âgées de 14 à 23 ans qui n'auraient pas encore eu de rapports sexuels. « Dépistage et vaccination sont deux stratégies complémentaires », a indiqué Dr Grouchka, soulignant qu'à ce stade la HAS continue de recommander le dépistage pour toutes les femmes "vaccinées ou non".

   

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Dominique MARANINCHI
Président de l'INCa