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Le traitement des cancers
résistants : le centre Étoile avance doucement.
L'hadronthérapie est une nouvelle technique de
radiothérapie qui consiste à utiliser des hadrons
(particules élémentaires lourdes, le plus souvent protons ou ions carbone) pour
détruire des tumeurs.
L'hadronthérapie par ions carbone présente un double
avantage par rapport à la radiothérapie classique
par rayons X : une grande précision balistique (les
hadrons
s’arrêtent au niveau de la tumeur et font donc moins
de dégâts au niveau des tissus sains) et une plus
grande efficacité de traitement de certains cancers
(l’interaction des hadrons avec les tumeurs n’étant
pas de même nature que l’interaction des rayons X).
L'hadronthérapie par ions carbone est actuellement
employée dans le cas de patients présentant des
tumeurs inopérables et résistantes à la
radiothérapie classique, essentiellement des tumeurs
cérébrales et des tumeurs du cou.
Pour l’instant seulement 5000
patients ont bénéficié de cette technique,
principalement dans deux centres spécialisés au
Japon.
Les résultats sont particulièrement prometteurs et
on assiste actuellement à une forte expansion de
l’hadronthérapie par ions carbone dans le monde.
Cependant ces nouveaux développements induisent
aussi des besoins de recherche et développement
considérables afin de comprendre comment utiliser de
façon optimale la hadronthérapie par ions carbone
pour différents types de tumeurs.
( Extraits du "blog" de Jeunes
Solidarité Cancer Rhône-Alpes)
Le 12 mai 2005, le gouvernement annonçait que le
centre national d'hadronthérapie, inscrit dans le premier plan cancer,
et nommé "Centre Etoile", serait construit à
Lyon. On parlait alors d'une ouverture
en 2011...
Mais pendant deux ans le dossier s'est
enlisé en raison de querelles politiques entre le
gouvernement et le Conseil Régional sur le
financement (100 millions d'euros).
Initié par cinq structures hospitalières de
Rhône-Alpes (les 3 CHU, le Centre Léon-Bérard et
l'Institut de cancérologie de la Loire), le centre
Étoile sera financé pour partie par les
collectivités locales (Région, Département, Grand
Lyon), l'État et majoritairement par le partenaire
privé. Mais celui-ci n'a pas encore été choisi parmi
les trois candidats : le Belge IBA, Siemens et
Gespace (groupe Dalkia).
« Nous sommes en attente d'une
offre finale. Les retards actuels s'expliquent par
la complexité des démarches industrielles mais le
projet avance », explique le Pr Jacques Balosso,
directeur du groupement de coopération sanitaire
(GCS) Étoile. Les responsables du GCS mettent en
avant plusieurs évènements qui « montrent que la
mise en œuvre du projet se concrétise ».
D'abord, le terrain a été acquis, le 18 décembre,
dans le 8e arrondissement de Lyon, au sein du
Bioparc. Ensuite, la Haute autorité de santé (HAS)
vient de rendre un avis considérant l'hadronthérapie
comme « une technique prometteuse.
Cet avis positif
va ouvrir la possibilité d'envoyer les patients se
faire soigner dans les neuf centres existant à
l'étranger en attendant l'ouverture du centre
français.
Le dernier calendrier table aujourd'hui
sur un lancement de la construction du bâtiment de
15 000 m2 avant la fin du 1er semestre 2011 pour une
ouverture en 2015, sachant que les réglages
techniques complexes peuvent là aussi générer de
gros retards.
À terme le centre Étoile espère traiter 2 000 patients chaque année.
Il
constituera aussi une plate-forme de recherche pour
des équipes publiques et privées.
La France a été un des pays
pionnier dans ce secteur à l'interface entre
physique nucléaire et médecine, mais elle accuse
aujourd'hui un retard important par rapport à
ses voisins.
Le centre allemand d'Heidelberg
fonctionne depuis novembre et l'Italie doit ouvrir
un centre à Pavie à la fin de l'année.
A l'horizon 2012, deux autres centres doivent ouvrir
en Allemagne un autre en Autriche. Sans parler du
Japon où le centre a ouvert il y a trois semaines...
(d'après Sylvie Montaron, Le Progrès 6 mai 2010)
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