Ligue contre le Cancer
Comité de l'Ain

 

56 Rue Bourgmayer
Bourg en Bresse 01

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2010 04 Les aides matérielles : comment se les procurer ?
D'après "Vivre" Philippe Bohlinger, Mars 2010, 30-35

De nombreuses aides existent pour soulager les difficultés financières rencontrées par les patients.
Afin de les guider, les travailleurs sociaux demeurent incontournables.
Ils interviennent dès l'annonce du cancer.
A la souffrance morale dûe au traitement d'un cancer se superposent souvent des contraintes financières (achat de prothèse, paiement de soins non remboursés, frais de garde d'enfants, etc.).
Ces difficultés peuvent toucher toutes les personnes, y compris celles qui ne rencontraient pas de problèmes financiers avant l'annonce de la maladie.
De plus, tous ces frais s'accompagnent souvent d'une diminution des revenus.
C'est une double peine pour des personnes qui se retrouvent déjà en situation de souffrance physique et morale.

Les Espaces Ligue Information (ELI)

Au siège du Comité départemental de l'Ain, des professionnels de santé bénévoles reçoivent depuis le 6 avril 2010, avec ou sans rendez-vous des malades, d'anciens malades, des proches, pour les écouter, les orienter, les informer, les aider, les conseiller, du lundi au vendredi de 15h à 17h.
Comité de l'Ain 56, rue Bourgmayer 01000 BOURG-en-BRESSE. Tel.: 04 74 22 58 96


Une consultation sociale pour tous :

Le Plan cancer 2 annoncé fin 2009, prévoit l'instauration d'une prise en charge sociale personnalisée dès l'annonce de la maladie, pendant toute la durée du traitement.
 
Les travailleurs sociaux des établissements hospitaliers et des réseaux de soins en cancérologie sont donc appelés à devenir des relais incontournables.
Ces derniers disposent des compétences pour évaluer les besoins des personnes et les guider dans la jungle complexe des aides.

Un gain de temps et d'énergie précieux pour les malades. Ces entretiens devraient, par exemple, permettre d'agir suffisamment en amont pour faire jouer l'assurance d'un crédit immobilier, car «le principe d'un contrat d'assurance est de prévenir lorsque survient un événement de santé. Or nous recevons souvent des appels de personnes qui ont dépassé les délais de mise en œuvre du contrat et qui du coup ne peuvent plus faire jouer leur assurance», pointe Chantal Hundzinger, responsable juridique à la Ligue nationale contre le cancer.

Ces consultations sociales devraient limiter les situations d'urgence à l'image d'Albert qui a récemment contacté le Comité de la Ligue de son département. De retour à son domicile après un traitement, il avait attendu que son frigo se retrouve vide pour demander de l'aide. Domicilié au premier étage d'un immeuble sans ascenseur, cet homme âgé vivant seul n'était pas en mesure de faire ses courses.

La complexité des aides pour les personnes handicapées ou âgées
Une des difficultés dans la prise en charge sociale du cancer demeure l'absence d'aides spécifiques.
Les personnes doivent s'intégrer dans des systèmes conçus pour les personnes handicapées ou âgées, pas toujours adaptés aux besoins liés à la maladie cancéreuse.

L' accès aux droits liés à la situation de handicap que génère la maladie est reconnu par les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), présentes partout en France.
Les MDPH peuvent attribuer différentes prestations, telles que l'allocation aux adultes handicapés (AAH), dont la finalité est d'accorder un revenu de subsistance aux personnes qui ne peuvent pas en avoir par ailleurs, ou la prestation de compensation du handicap (PCH), destinée à compenser des besoins liés à la situation de handicap dans laquelle une personne gravement malade peut se trouver (nécessité d'une tierce personne, d'aides techniques, etc.).

Ainsi, Alban, atteint d'un cancer, a pu bénéficier de l'AAH pendant deux ans.
Ne pouvant pas travailler pendant ses traitements, cette allocation lui a permis d'avoir un revenu pour subvenir à ses besoins. S'estimant encore trop affaibli pour reprendre un emploi complémentaire à ses études, il espère obtenir le renouvellement de cette allocation pour une année supplémentaire, le temps d'être à nouveau en capacité de reprendre son job d'étudiant.

La prestation de compensation, accordée aux personnes de moins de 60 ans, permet quant à elle de répondre à des besoins quotidiens comme le lever, le coucher, la toilette, l'alimentation mais ces critères d'attribution ne sont souvent pas adaptés aux besoins séquentiels des malades atteints de cancer.
Pour ces mêmes types de besoins, les malades de plus de 60 ans peuvent solliciter l'allocation personnalisée d'autonomie (APA).

L'existence d'aides « extra-légales» :

En dehors de ces dispositifs, les caisses d'assurance maladie et les mutuelles peuvent accorder des aides dites « extra-légales» sur leur fonds de secours: attribution d'heures d'aide à domicile, participation à certains frais liés à la maladie ...
Ces soutiens varient d'une structure à l'autre.
D'où l'intérêt pour les patients de s'adresser aux travailleurs sociaux qui connaissent les spécificités locales.
A noter qu'en dehors des établissements hospitaliers ou des réseaux de soins en cancérologie, ils peuvent également contacter l'assistant social de leur caisse primaire d'assurance maladie, la caisse régionale d'assurance vieillesse ou le centre communal d'action sociale.

Les ressources des Comités départementaux de la Ligue :
Les personnes atteintes d'un cancer peuvent s'adresser aux Comités départementaux de la Ligue.
Chacun d'entre eux dispose d'une commission d'aide sociale chargée d'examiner les demandes de soutien.

Les Comités interviennent en dernier recours pour des patients qui n'entrent ni dans le dispositif réservé aux personnes âgées ni dans celui destiné aux personnes handicapées.

En outre, ces aides varient d'une région à l'autre. A Paris, par exemple, le Comité départemental a mis sur pied une aide spécifique pour le paiement des loyers; en Alsace, le Comité du Bas-Rhin attribue notamment des bons d'achat alimentaires.

De manière globale, les Comités accordent de plus en plus d'heures d'aide ménagère. Elles demeurent difficiles à obtenir, alors que les durées d'hospitalisation diminuent.

Les Comités peuvent également apporter un soutien ponctuel en attendant le déblocage d'une aide importante.
Une attente qui peut se prolonger six mois pour certaines aides.

Enfin, la Ligue accompagne les patients et leurs proches dans leurs démarches. Ainsi, une dizaine de Comités départementaux emploient des travailleurs sociaux qui mènent un travail sur le long terme et aident les patients à frapper aux bonnes portes !

Des aides financières pour la vie quotidienne :

Le budget des aides financières des Comités départementaux avoisinait 4, 1 millions d'euros en 2008. Il a progressé de 47 % en l'espace de six années.

Géré localement par chaque Comité, ce budget repose sur la générosité du public.
Une étude réalisée l'année dernière à partir des données collectées auprès de 55 Comités a permis d'analyser 6 145 demandes d'aides.

Les résultats sont édifiants : la moitié des aides attribuées par les Comités départementaux concerne des aides financières liées à la vie quotidienne, principalement pour l'alimentation et le paiement des loyers, mais aussi pour régler les factures énergétiques.

Par ailleurs, 21 % des aides sont liées à la maladie, en grande majorité pour l'achat de prothèses, mais aussi pour le paiement de soins non remboursés; 19 % portent sur des aides« humaines ». Viennent enfin les frais liés aux obsèques et l'aide à la construction d'un projet de vie.

Les dossiers les plus fréquemment acceptés portent sur l'attribution d'une aide ménagère. En moyenne, les Comités accordent 392 € par personne.

Viennent ensuite les aides alimentaires, avec un montant moyen de 400 €; puis les aides au loyer (531 €), à l'achat de prothèses (266€), et au paiement des consommations d'énergie (354 €).

La tranche d'âge la plus concernée est celle des 40-60 ans, largement devant celle des 60 ans et plus. Une différence qui s'explique peut-être par l'existence de dispositifs légaux spécifiques pour les plus de 60 ans.
En outre, en moyenne, les demandeurs d'aides demeurent en grande majorité des femmes.

   

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