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Question :
Comment avez vous appréhendé ce film qui traite
de la maladie d'un enfant ?
Michèle Laroque: Il y a quatre ans déjà, une
association m'avait invité à visiter des enfants
malades à l'hôpital de La Timone, a Marseille. J'ai
été surprise de voir que je me sentais parfaitement
à l'aise avec eux, que je voyais d' abord des
enfants avec leur joie de vivre, leur force.
Ce n'est plus du tout un sujet tabou !
A Strasbourg, lors de l'avant-première, la maman
d'un enfant malade m'a confié que ce film lui avait
fait un bien fou !
Q. : La dame rose a su garder une âme
d'enfant ...
M. L. : C'est vrai. La première fois qu' elle
rencontre Oscar dans sa chambre, il lui dit
« qu'il a passé la matinée dans un placard à balai
».
Elle lui répond : « Et, c'était bien?»
Elle est restée complètement enfant.
Q. : Comment trouve-t-elle la force
d'aider Oscar?
M. L: Elle se rend compte qu'elle éprouve
vraiment de l'amour pour cet enfant, et
qu' elle est capable de le soulager et de lui faire
du bien. Elle se découvre et apprend à s'aimer de
plus en plus. C'est pourquoi elle va avoir assez
d'énergie pour s' occuper de lui.
Q. : Vous lui offrez aussi une vie entière
en quelques jours ... et lui suggérez même d'écrire
à Dieu?
M. L: En fait, elle lui propose un jeu :
faire comme si chaque journée comptait désormais
pour dix ans. Et la réponse du garçon est
extraordinaire: « C'est formidable, je vais vivre
jusqu'à 120ans ! »
Et, en même temps, comme il ne parle à personne,
elle se sert de Dieu, mais c' est avant tout
spirituel et non religieux.
Le petit garçon montre vraiment comment on devrait
vivre chaque seconde de nos vies.
Q. : La scène de la mort d'Oscar a été
émotionnellement difficile ...
M. L.: Quand je vais voir les enfants, j'ai
plutôt envie de pleurer devant leurs parents qui
traversent une épreuve difficile. Je les sens
désespérés. Les enfants, eux, sont très forts: ils
culpabilisent même de faire de la peine à leurs
parents ! Et très souvent les enfants n'arrivent
plus à communiquer avec eux, tellement ils sont
malheureux.
Q. : Que diriez-vous à tous ces bénévoles
de La Ligue contre Le cancer?
M. L.: Qu'ils continuent car on a besoin des
bénévoles ! Heureusement qu'ils sont là aux cotés
des malades et de leurs proches, c'est formidable de
pouvoir compter sur leur courage au quotidien dans
cette lutte contre la maladie. _
Dans les salles de cinéma depuis le 9 décembre.
www.oscaretladamerose.com
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