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2009_10 . Dépistage du cancer du sein : à Bourg, une manifestation pour parler de cancer différemment, organisée à Bouvent par l'ODLC le 11 octobre 2009
Le Progrès. Fabienne Python. 12 octobre 2009.

Pas la grande foule mais un public motivé hier après-midi à Bouvent. Médecins et associations ont promu le dépistage organisé du cancer du sein lors d'une manifestation inédite.

Explications d'Anne Bataillard, médecin coordinateur dépistage dans l'Ain, responsable de l'ODLC 01, Office De Lutte contre le Cancer Ain. »

Pourquoi donner cette année une ampleur localement à la campagne nationale de dépistage du cancer du sein ?
J'avais envie que l'on parle de dépistage du cancer du sein de façon différente, pas seulement du médical, avec une vision plus large de promotion de la santé, avec une vision de prévention qui passe par la nutrition, les activités physiques.

Parler de prévention en même temps que de dépistage, ce n'est pas ajouter de la confusion?
Non. Facteurs protecteurs et dépistage, c'est la promotion de la santé. Les femmes ménopausées, si elles pratiquent une activité physique, si elles ont un bon équilibre alimentaire, ce sont des facteurs protecteurs du cancer du sein.

Pourquoi y-a-t-il besoin de promouvoir le dépistage puisque les femmes reçoivent déjà une invitation pour une mammographie tous les 2 ans après 50 ans ?
Parce que le taux de participation national est de 55% - il est légèrement supérieur dans l'Ain.
L'objectif c'est d'atteindre 70% de participation au dépistage chez les 50 à 74 ans, les plus concernées : On sait qu'on aura un gain de survie de 10 à 15%. Il faut convaincre les plus réticentes.
Elles ne font pas de mammographie parce qu'elles peuvent avoir peur de la réponse, que ce n'est pas leur priorité en temps de crise, même s'il n'y a pas d'avance de frais. On veut les toucher en leur parlant d'une autre manière.

Pourquoi le dépistage organisé ne concerne pas les plus jeunes ?
Avant 50 ans, il y a des cas de cancer mais ils restent rares et un dépistage organisé coûterait très cher à la société alors qu'il n'est pas mis en évidence que cela abaisserait la mortalité. Cela pourrait changer. Et il ya évidemment les dépistages individuels.

72 400 femmes à convaincre dans l'Ain :

> Le dépistage organisé du cancer du sein concerne 72 400 femmes de 50 à 74 ans dans l' Ain : pour elles, une mammographie à réaliser sans frais tous les deux ans. Le premier courrier de l'ODLC arrive autour du 50ème anniversaire.

> « En 20 ans, on va vu une augmentation du nombre de cas dans nos cabinets de généralistes, a dit le Dr Pascal Pénétrat hier lors d'un débat.
« Le combat pour découvrir vite toute anomalie dans le sein est important. Pour une tumeur de moins d' 1 cm, il y a 90 % de chance de guérison».

> Après la campagne « Octobre Rose », les demandes de rendez-vous chez les radiologues pour les mammographies augmentent dans les trois mois qui suivent.

> « Le taux de cancer du sein augmente mais la mortalité n'augmente pas. On le soigne mieux. On atteint 85 % de survie après 5 ans » dit Anne Bataillard.

                               Propos recueillis par Fabienne Python. Le Progrès 12 octobre 2009

Paroles de femmes :

Madame Joëlle MAURE témoignait publiquement au micro dans la  campagne "Octobre rose" à Bouvent :

"Cela ne fait pas très mal une mammographie, n'exagérons rien.
Ce n'est pas très agréable, mais mieux vaut subir une mammographie, c'est quand même moins traumatisant que ce qui peut découler d'une tumeur non dépistée à temps.

Il faut la faire"

 

 

 

 

 

Cancer du sein : "Après ça, on est une autre femme.

   « J'ai envie de te dire « tu »... « Tu m'excuses? » lance Anne-Marie.  « C'est important de parler et de ne pas rester seule ». Agnès lui sourit.
Plus de dix ans les séparent.
Elles ne se connaissaient pas une heure avant, mais l'expérience partagée du cancer du sein leur donne une complicité.

Dimanche à Bouvent, elles avaient chacune une raison de participer à « Octobre rose » : la grosse promo pour le dépistage organisé du cancer du sein, auprès des femmes de 50 a 74 ans.

« J'ai 43 ans et je suis touchée par ce cancer » a témoigné Agnès.

Aux médecins qui soulignaient les forts taux de guérison (90 %) pour des tumeurs de petite taille, elle a demandé : « Et quand on a eu une grosse tumeur ? »

Agnès n'a pas encore de réponse à tout. « Je voudrais toujours mettre un nom sur le pourquoi, mais personne ne sait... » dit-elle. « Je ne me sentais pas concernée. Je n'ai pas compris pourquoi cela m'est tombé dessus : je n'entre pas dans la tranche d'âge sensible, je suis très sportive, je fais attention à ce que je mange, j'ai allaité mes enfants. Je n'ai pas eu de choc émotionnel et n'étais pas stressée - mon surnom c'était même « 2 de tension  ! ».
 
En février, on lui découvre 3,5 cm de tumeur. Dans les 15 jours, ce fut l'opération, puis des séances de chimiothérapie et radiothérapie.

« L'équipe médicale vous prend vraiment bien en charge à Fleyriat. Des jeunes, des dynamiques, a l'écoute » témoigne la jeune femme. « J'ai eu confiance parce que tout m' a été bien expliqué », dit-elle. « A l'annonce du cancer, quand le médecin m' a parlé de mastectomie, je lui ai dit « c'est quoi? ». J'ai beaucoup pleuré. J' ai eu besoin d' en parler en premier à une femme qui avait eu ce cancer. Et après, on y va >.

Après ? « On est une autre femme » dit Agnès.

Il y a la cicatrice de 16 cm, et un combat pour la féminité à mener. « Je crois qu'il faut s'accepter comme on est pour guérir plus vite. On change aussi de caractère. Je ne supporte plus d'entendre parler des petits bobos, ni de perdre du temps en me laissant casser les pieds ! » reconnait Agnès en riant. « On prend plus soin de soi. Je fais du yoga. J'étais déjà calme et j'ai encore gagné en sérénité ! Et je ne remets plus mes envies au lendemain ».

Fabienne Python. Le Progrès 13 octobre 2009

 

   

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