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Le nombre de cancers du sein a
doublé en France depuis 25 ans.
Grâce aux progrès du dépistage et aux moyens de
l'oncologie moderne, nous arrivons à 90 % de
remissions complètes obtenues après traitement de la
phase aigüe.
A ce jour, en France, plus de 400 000 femmes sont
concernées par « l'après cancer du sein ».
La priorité auprès de ces patientes est de dépister
les rechutes locales, les cancers homos
latéraux et les métastases ainsi que d'
évaluer les traitements institués après la
phase aigüe.
Ces femmes formulent, en outre, des attentes envers
leurs médecins sur :
... " la gestion des effets secondaires des
traitements institués, l'évaluation du risque
cardiovasculaire, leur sexualité, la possibilité
d'éventuelle grossesse, la contraception,
l'éventuelle reconstruction mammaire, le contrôle de
leur poids, le maintien de leur masse osseuse et de
leur capital cutané, leurs réinsertions conjugale,
professionnelle et sociale, le soutien moral
nécessaire "...
Désormais, après le traumatisme initial, ces
patientes entendent mener et bénéficier d'une «
qualité de vie », nécessitant une surveillance et un
suivi adaptés.
Les médecins oncologues, dont les missions
principales sont la mise en œuvre thérapeutique face
à la tumeur et la gestion des récidives et
métastases, ne sont plus assez nombreux pour assurer
seuls le suivi de leurs patientes.
Aujourd'hui, le nombre de médecins pouvant assurer à
la fois le suivi carcinologique et les justes
attentes des patientes est insuffisant.
Cette pénurie ira croissante avec le temps devant le
nombre de nouveaux cas et de femmes en rémission.
Elle est préjudiciable tant aux femmes concernées
qu'aux oncologues.
C' est à partir de ce constat de déséquilibre que la
décision de créer une société savante a été prise en
2006 : l'AFACS.
Son but est " d' optimiser le suivi des femmes
atteintes de cancer du sein, en dehors de la phase
aigue, en assurant la surveillance, en veillant par
tous moyens a leur qualité de vie et en
encourageant la recherche et la diffusion des
connaissances sur ce sujet ".
L' AFACS accueille tous les médecins, tant
gynécologues que généralistes ou toute autre
spécialité, intéressés par le suivi et la
surveillance des patientes.
Elle n'entend nullement concurrencer les
oncologues dans leurs actions spécifiques mais, bien
au contraire, les soutenir afin d' améliorer
la qualité de vie de ces femmes.
L' AFACS anime des EPU (Enseignements
Post-Universitaires), et une session de formation
dans tous les principaux congrès de
gynécologie et de sénologie.
Elle a organisé en 2008 son propre congrès et vient
de terminer le recrutement d'une enquête nationale
sur les grossesses après un cancer du sein en
partenariat avec le Laboratoire Pfizer.
En 2009, elle communiquera sur « activité
physique et cancer du sein » et lancera une
nouvelle enquête tant auprès des médecins que des
femmes sur ce domaine, afin d'identifier les craintes
et les freins, d'une part, des médecins à prescrire
et, d'autre part, des patientes à pratiquer une
activité physique régulière après le traitement.
« Bougez-vous pour le cancer du sein » sera
conduite en collaboration avec I'INSEP (Institut
National du Sport et de l'Education Physique) et
avec le CHU de Clermont-Ferrand. L' AFACS organisera
son prochain congrès du 4 au 6 février 2010 à Paris.
en savoir plus :
http://www.afacs.fr
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