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Chirurgie du cancer : 786
hôpitaux menacés
Le point.fr et Le
Progrès du 16/ 04/ 2009 |
Selon Le point.fr, près de 85 % des hôpitaux et des
cliniques ne pourraient plus
opérer certains cancers d'ici mai 2011.
Le chiffre fait froid dans le dos : 786 hôpitaux et
cliniques sur les 920 pratiquant la chirurgie des
cancers, seraient menacés de ne plus pouvoir opérer
certains cancers d'ici mai 2011.
Le point.fr a mis en ligne hier les listes des
établissements qui, à ce jour, n'atteignent pas les
seuils minimum d'activité (nombre d'interventions
annuelles) fixés par décret et arrêtés.
Les textes prévoient un minimum de 30 interventions
annuelles pour la chirurgie
des cancers du sein, digestifs, urologiques et
thoraciques, et de 20 interventions
pour la chirurgie des cancers gynécologiques et ORL.
Ces seuils ont été définis dans le cadre du Plan
Cancer et selon le professeur Dominique Maraninchi,
cancérologue de renom, président de l'INCa, Institut
National du Cancer, et maître d'œuvre de ce grand
nettoyage,cité par Lepoint.fr, « il s'agit d'une
véritable
révolution ».
Cette mesure permettrait selon lui à tous les
patients d'avoir accès à des soins de qualité, alors
que l'on constate des pratiques extrêmement
disparates d'un établissement à 1"autre, source de
graves inégalités pour la chance de guérison des
malades.
L'INca, les spécialistes et les associations de
malades comme la Ligue nationale
de lutte contre le cancer se basent sur une
évidence: « On ne fait bien que ce que
l'on fait souvent, une pratique chirurgicale
suffisante et régulière est nécessaire à une équipe
pout assurer une prise en charge efficace.
Pour dresser sa liste, Le point.fr s'appuie sur des
données statistiques d'activité du PMSl
(programme de médicalisation des systèmes
d'information) pour les trois dernières
années disponibles (2005, 2006,2007).
307 hôpitaux et cliniques devraient ainsi selon Le
point.fr arrêter la chirurgie des cancers du sein
(37% des établissements la pratiquant), 199 la
chirurgie cancéreuse digestive (23% des
établissements), 188 les opérations des cancers du
poumon et du thorax (63% des établissements) et 196
hôpitaux et cliniques celle des tumeurs urologiques
(31% des établissements).
« Près de 17 000 patients sont opérés en moyenne
chaque année dans ces
établissements (57% étant privés et 43% publics)
», souligne Le point.fr.
Si le décret est appliqué, il risque d'une part de
recentrer les traitements du cancer
vers de grands centres régionaux ou infrarégionaux
avec des obligations de longs
déplacements pour les patients. Et d'autre part,
certains hôpitaux de villes moyennes qui peinent à
recruter des chirurgiens risquent de voir des
spécialités disparaître.
• La liste des établissements risquant d'être
interdits dans l'Ain :
CANCERS DIGESTIFS :
centres hospitalier d'Oyonnax-Nantua et de Belley.
CANCERS UROLOGIQUES :
centre hospitalier de Belley; clinique mutualiste
d'Ambérieu-en-Bugey.
CANCERS DU SEIN :
centre hospitalier intercommunal d'Oyonnax-Nantua,
centre hospitalier de Belley,
clinique mutualiste d'Ambérieu-en-Bugey.
CANCERS DU POUMON ET DU THORAX :
Convert, Centre Hospitalier Fleyriat à Bourg-en-Bresse.
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