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Les actualités du Comité de l'Ain

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2009 04 Cancer
thoracique : Fleyriat et Convert peuvent-ils
marcher ensemble ?
Voix de l'Ain - 35 - vendredi 24 avril 2009
Une interview du Dr Jean Bruhière, Président du
Comité de l'Ain de la Ligue Contre le Cancer |
Lepoint.fr révélait la semaine dernière que d'ici
2011, 786 hôpitaux et cliniques sur les 920
pratiquant la chirurgie des cancers devraient cesser
toute ou partie de leur activité. Et le site
internet de l'hebdomadaire publiait, à l'appui de
cette indiscrétion, les listes des structures de
soins concernées. Ainsi apprenait-on que parmi les
établissements qui ne pourraient plus opérer les
cancers du poumon et, du thorax figuraient le centre
hospitalier de Fleyriat et la clinique Convert.
La raison avancée :
Ces deux établissements
n'atteignent pas les seuils d'activité fixés par un
décret, ainsi que par un arrêté officiel du 29.mars
2007.
Pour répondre aux critères, il faut justifier
"d'une activité minimale annuelle de 30
interventions par an pour la chirurgie des cancers
du sein, digestifs, urologiques et thoraciques et de
20 interventions par an, pour la chirurgie des
cancers gynécologiques, ORL et maxillo-faciale".
Or, s'ils dépassent largement tous ces seuils pour
la plupart des organes, Bourg-Fleyriat et la
Clinique Convert ne réalisent en matière de
chirurgie thoracique pour cancer, d'après
Lepoint.fr, qu'une moyenne annuelle de 21.7 actes et
la Clinique Convert de 15 actes, "encore qu'il
convienne d'attendre la publication officielle des
chiffres du SROS (Schéma Régional d'Organisation
Sanitaire) pour l'affirmer".
Une réflexion initiée en 1998
La nouvelle peut sembler brutale !
Pourtant, elle ne
tombe pas du ciel et découle d'une réflexion initiée
en novembre 1998, lors d'Etats Généraux organisés
par la Ligue contre le cancer.
"On a pris
conscience à cette époque que les malades étaient
globalement mal informés et mal accompagnés. À
partir de là, la lutte contre le cancer s'est
organisée autour du malade. le bien du malade étant
à la base de toute réflexion" explique le Dr
Jean Bruhière, président du Comité départemental de
l'Ain de la Ligue contre le cancer.
De ces états généraux est sorti le premier Plan
Cancer 2003-2007 : "Il a repris les enseignements
des états généraux, à savoir une égalité de
diagnostics et de traitements pour tous et sur tout
le territoire" poursuit le Dr Bruhière.
C'est
dans ce cadre qu'a été conduite l'étude révélée par Lepoint. fr. l'objectif étant toujours de tendre
vers ce qui est bon pour le malade. Et selon les
critères établis: "On ne fait bien que ce que
l'on fait souvent".
Autrement dit, seul un volume d'interventions
conséquentes induit une pratique chirurgicale sûre.
Une main tendue
Sur le fond, le Dr Bruhière acquiesce.
Mais sur la forme, il n'arrive pas à concevoir que
Bourg se prive d'une compétence qui, selon lui, a
fait ses preuves.
Alors, il fait ses calculs : "21+ 15, ça fait 36",
et lance une idée: " Pourquoi ne pas mutualiser
les moyens. Les deux chirurgiens s'entendent bien,
les deux équipes sont très compétentes..."
La chirurgie thoracique resterait ainsi sur Bourg,
"pour le bien des malades" précise le Dr
Bruhière, car c'est bien là le sens de son
intervention.
" Resterait ensuite à la future agence régionale de
santé de décider si les opérations doivent se faire
dans tel ou tel établissement ou s'il faut
privilégier un plateau chirurgical" poursuit-il.
Le Dr Bruhière sait que cette idée ne s'impose pas
forcément comme une évidence. Mais il aimerait que
les deux établissements réfléchissent à cette
politique de la main tendue qui, selon lui, a
l'avantage de maintenir une expertise médicale sur
le territoire et évite de "s'expatrier ".
Nicolas BERNARD
Rédacteur en Chef à la Voix de l'Ain.
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