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Les actualités du Comité de l'Ain

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Le nouveau Plan-Cancer, 2009-2013
Quotidien du Médecin
n° 8522, mercredi 4 mars 2009
(Compte-rendu par Philippe Roy) |
Le Pr Jean-Pierre Grünfeld, chargé par le Président
Sarkozy, en octobre 2008, de
formuler des recommandations pour aider à la mise en
œuvre
du futur plan Cancer, préconise de «remettre le
généraliste au centre du suivi des
patients », tout en appelant à une politique
volontariste sur la recherche et la
réduction des inégalités de santé.
LE FUTUR PLAN CANCER, qui doit couvrir la période
2009-2013, s'appuiera sur les
recommandations faites par le Pr Jean-Pierre
Grünfeld. Incontestablement « novateur »,le
précédent plan (2003-2007) souffrait de «
carences » et de « défaillances »,
soulignaient en juin 2008 la Cour des comptes et le
Haut Conseil de la santé
publique. Dans ses indications pour un « nouvel
élan », le Pr Grünfeld n'entend
pas faire table rase du passé. Il suggère de «
consolider, de compléter et de
développer » plusieurs acquis jugés
indiscutablement positifs. En particulier, les
réunions de concertations pluridisciplinaires
destinées à harmoniser les décisions
des professionnels de santé sur le programme du
traitement doivent être
poursuivies et amplifiées. Il convient aussi
d'emprunter la voie ouverte par les
110 consultations oncogénétiques dans 66 villes et
de l'élargir.
A cela s'ajoutent
des défis à relever, insiste le néphrologue
parisien.
Agir sur la démographie médicale. Il faut
veiller à la démographie médicale»,
tant au regard du diagnostic que du traitement. Les
radiothérapeutes, les
manipulateurs en radiothérapie et les
radio-physiciens doivent être plus nombreux .
Les anatomopathologistes, aux effectifs également
insuffisants, devraient être
mieux répartis et l'accès à une plate-forme de
biologie moléculaire facilité.
Quant au médecin traitant - au cœur des
préoccupations dans le projet de loi HPST-il devrait avoir un rôle majeur. « Il s'agit
de faire un effort sur la
coordination des soins( ... ) en remettant le
généraliste au centre du suivi des
patients. »
Et, bien sûr, pour aller de l'avant et réduire les
incidences des tumeurs
malignes, il revient à la recherche une place
prépondérante, "de la recherche la
plus fondamentale à la recherche la plus appliquée"-
Le Pr Grünfeld insiste, entre autres, sur « une
recherche translationnellle, ou de
transfert» et « une recherche en santé
publique ». Il lui paraît indispensable de
continuer à infléchir les facteurs de la
cancérogenèse, c'est-à-dire de modifier
les comportements face au tabagisme ou à
l'alcoolisme, par exemple. Sans oublier
une recherche volontariste dans le champ du
dépistage - caractérisée sur la
dernière période par la détection généralisée du
cancer colorectal- et de la
prévention.
Réduire les inégalités de santé. Un autre
pari à relever a trait à l'humain et au
social. Car les données épidémiologiques mettent en
évidence « des inégalités de
santé frappantes ». Il n'est qu'à voir« le
croissant nord - nord-est, ou encore la
partie délimitée par la diagonale
Champagne-Ardennes-Auvergne » (Atlas
INSERM-InCa,décembre 2008).
Les zones noires sont
connues, il importe d'aller
désormais au plus près des populations vulnérables
(personnes âgées et handicapés)
et démunies. « L'organisation même des soins
constitue un paramètre déterminant » dans la lutte à mener.
Enfin, le Pr Grünfeld évoque la vie après le cancer.
« Une fois la phase aiguë
passée, nombre de patients et d'acteurs de santé se
retrouvent désemparés ».Là encore, le médecin traitant a une fonction «
de pivot, avec le concours des
associations de patients». il faut prendre le
temps de corriger les handicaps
créés par les traitements et introduire une
communication entre la médecine en
entreprise (adaptation du poste de travail,
non-stigmatisation des cancéreux) et
la médecine de ville. C'est à ce prix que les choses
bougeront. Il appartient
dorénavant à l'entourage élyséen et aux ministères
concernés (Santé, Recherche,
Solidarité Travail) de bâtir le 2" plan Cancer. «
J'espère que ça se fera assez
vite », dit le Pr Grünfeld
Le président de la République, qui a reçu
Jean-Pierre Grünfeld vendredi dernier, a
« salué la grande qualité » du travail du
néphrologue, et il s'est déclaré prêt
« pour donner, sur ces bases, une nouvelle
impulsion à la lutte contre le cancer ».
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| Actualité choisie par
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Le Professeur Jean-Pierre GRÜNFELD, au sortir de
l'Elysée
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