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Les actualités du Comité de l'Ain

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2009 03
A la recherche de nanoparticules
plus sûres
(Isabelle Trocheris, Quotidien du Médecin n° 8536,
mardi 24 mars 2009) |
Des chercheurs américains ont réussi à fabriquer une
nanoparticule luminescente et
biodégradable aux effets secondaires minimes, pour
une utilisation plus sûre en médecine.
Depuis plusieurs années, les scientifiques explorent
la possibilité d'utiliser des
nanoparticules capables de circuler dans le corps
humain comme outils de
diagnostic et de traitement du cancer. Mais la
toxicité de la plupart des
structures étudiées constitue un obstacle majeur
pour leur application chez
l'homme. C'est pour tenter de parer à cet écueil
qu'une équipe de chercheurs de
l'université de Californie et du Massachusetts
Institute of Technology, aux
États-Unis, vient de mettre au point une
nanoparticule de silicium luminescente,
biodégradable.
C'est la première nanoparticule
luminescente conçue dans le but de
minimiser les effets secondaires toxiques, souligne
Michael Sailor (*), qui a dirigé le projet.
L'intérêt du silicium. Trois caractéristiques
du matériau qui compose la
nanoparticule, le silicium poreux, lui confèrent un
avantage pour une utilisation
en médecine : il est bien toléré par l'organisme
humain, il s'y dégrade progressivement et possède
une luminescence intrinsèque.
La propriété de luminescence est essentielle, à la
fois pour les applications en
imagerie médicale et pour le suivi du déplacement in
vivo d'éventuelles molécules
thérapeutiques qui seraient incluses dans le
transporteur de silicium. Dans les
autres formes de nanoparticules développées avec ces
deux usages en vue, la
propriété de luminescence est assurée, le plus
souvent, par l'addition de produits
chimiques organiques toxiques, indiquent les
chercheurs américains, ou par
l'intermédiaire de nanocristaux de semi-conducteurs,
qui peuvent conduire à
l'accumulation dans le corps, au niveau du foie,
notamment, de métaux lourds
dangereux.
Par contraste, le silicium existe déjà sous forme
d'oligoélément chez l'homme. Un
des produits de dégradation du silicium poreux,
l'acide orthosilicique, se
trouve naturellement dans de nombreux tissus. Enfin,
l'acide silicique est excrété
de façon efficace dans les urines.
Quant à la troisième qualité du silicium poreux,
également indispensable dans ce
contexte, c'est que sa biodégradation s'effectue
relativement lentement. « La
nanoparticule doit pouvoir se maintenir dans le
système sanguin pendant plus de
deux heures, explique Michael Sailor, si elle
est éliminée par le
foie ou les reins, elle ne peut pas atteindre la
tumeur. »
D'une taille d'environ 100 nanomètres, la
nanoparticule mise a point par l'équipe américaine
est plus grande que la plupart de celle créées à ce
jour pour le transport de médicaments dans le flux
sanguin.Ces dimensions permettent le changement
de plus grandes quantités de molécules
thérapeutiques, ce qui devrait contribuer à
l'efficacité du dispositif. C'est également un
facteur d sécurité, puisque c'est ce qui permet la
dégradation naturelle de la nanoparticule en
fragments qui peuvent être éliminés par les reins.
Des essais préliminaires effectué sur des souris
traitées avec ces nouvelles
nanoparticules n'ont pas mis en évidence de
modification à long terme des organes de
détoxication foie, rate et rein.
(*) "Nature Materials", publication en ligne
: DOI:10.1038/NMAT2398

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| Actualité du comité de
l'Ain de la ligue cantre le cancer |
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| Les nanoparticules émettent une lumière rouge
lorsqu'elles sont exposées aux ultraviolets |
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