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Les actualités du Comité de l'Ain

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Mars 2009 : Mois de mobilisation
contre le cancer colorectal |
Le mois de mars sera l'occasion d'inciter les 50-74
ans à participer gratuitement
au programme de dépistage du cancer colorectal
organisé par le ministère de la
Santé, désormais généralisé à l'ensemble de la
France, avec 16 millions de
personnes concernées.
Troisième cancer le plus fréquent (près de 40.000
nouveaux cas chaque année),
après ceux du sein et de la prostate, le cancer
colorectal représente la deuxième
cause de mortalité par cancer après celui du poumon,
avec près de 20.000 décès par
an.
L'équivalent d'un avion de 300 places qui
s'écrase chaque semaine, a souligné
Francis Larra, président de la Ligue contre le
cancer.
L'objectif du dépistage est de repérer au plus tôt,
chez les personnes ne
présentant pas de symptômes particuliers, les
lésions cancéreuses ou
précancéreuses de l'intestin, afin de leur donner de
meilleures chances de
guérison.
"Quel risque courons-nous, sinon celui d'être
pris en charge à temps ? ", a
interrogé le ministre de la Santé Roselyne Bachelot
lors du lancement lundi du
mois de mobilisation contre le cancer colorectal,
sur le modèle d"'Octobre Rose"
pour le cancer du sein.
Diagnostiqué et traité à un stade précoce, le cancer
colorectal guérit dans 9 cas
sur 10. Pris à un stade plus avancé, le pronostic
est nettement moins bon. Dans
l'ensemble, la survie est estimée à 50 % cinq ans
après le premier diagnostic du
cancer du colo-rectum.
L'objectif est d'améliorer la participation au
dépistage organisé, qui consiste à
réaliser, tous les deux ans à partir de 50 ans,
un test permettant de détecter des
traces de sang dans les selles, invisibles à l'œil
nu.
En cas de présence de sang (3% des cas), le
généraliste prescrit une coloscopie
(examen intestinal interne) pour rechercher la
présence de lésions.
Le taux de participation recommandé de 50%
permettrait une diminution de 15 à 33% de la
mortalité.
Le dépistage se heurte encore à de nombreux freins
psychologiques, a expliqué le
Pr Larra: déni de la maladie, caractère désagréable
de la manipulation des selles,
angoisse du traitement .
Une campagne de communication nationale sera lancée
à la télévision du 9 au 29
mars et à la radio du 21 mars au 7 avril pour
"dédramatiser" le dépistage.
Un "bus-exposition" va en outre sillonner la
France tout au long du mois de
mars, pour aller à la rencontre de populations qui
ne vont pas chez le médecin, a
expliqué à la presse le président de l'Institut
national du cancer (INCa), le Professeur
Dominique Maraninchi. Ce "bus-exposition" s'était
d'ailleurs déjà arrêté à Bourg-en-Bresse il y a un
an, le 14 mars 2008 (ndlr)
En pratique, le test de recherche de sang consiste à
prélever soi-même de petits
fragments de selles de la taille d'un grain de riz,
qu'il faut ensuite déposer sur
une plaquette. Ce test est à effectuer sur trois
selles consécutives. Le tout est
placé dans une enveloppe fournie avec le test à
envoyer à un laboratoire
spécialisé.
Le test Hemoccult II utilisé actuellement est
"archi fiable", a déclaré pour sa
part le Pr Maraninchi, soulignant que, quelle que
soit la technique d'analyse
utilisée, la première étape était le recueil
d'échantillons de selles, du ressort
de tout un chacun.
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Test Hemoccult II,
un test "archi-fiable" |
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